Vendredi 11 septembre 2009

Arrivée de l'avant-dernière étape à Piriac sur mer

Gildas Mahé et Vincent Biarnès (Banque Populaire) s'imposent sur la plus longue étape
de Brest à Piriac-sur-mer

Le Brestois Gildas Mahé, vainqueur de l'édition 2005, associé au Perrosien Vincent Biarnès, vainqueur de la première étape il y a deux ans, ont remporté l'avant-dernière étape du Tour de Bretagne à la voile 2009. L'équipage de Banque Populaire s'impose devant le tandem de bizuths de Port de Caen Ouistreham, Fabien Delahaye et Paul Meilhat et celui des vainqueurs des deux premières étapes, François Gabart et Jean-François Cuzon sur Espoir Région Bretagne.

L'avant-dernière étape du Tour de Bretagne était la plus longue du parcours de l'édition 2009. Loïc Ponceau, le directeur de course, a même allongé son trajet afin d'assurer une arrivée à l'aube en Loire-Atlantique pour une entrée directe des Figaro dans le port de plaisance. Avec une légère avance sur l'heure d'arrivée estimée, les premiers voiliers ont rejoint la ligne aux premières lueurs du jour. Le voilier Banque Populaire, mené par Gildas Mahé et Vincent Biarnès, a eu le droit aux honneurs de la ligne, deux minutes devant Port de Caen Ouistreham et Espoir Région Bretagne, le vainqueur des deux premières étapes skippé par François Gabart et Jean-François Cuzon.

« C'est ma première victoire de la saison » appréciait Gildas Mahé à l'arrivée. Lui qui a remplacé la jeune maman Jeanne Grégoire cette saison à la barre du bateau pouvait savourer ce joli résultat. « J'étais souvent sur le podium. Un peu de réussite, cela ne fait pas de mal ! Pour nous, ce sont toujours des points de pris sur les autres. Mais on n'oublie pas notre manche de 22 avant-hier. » « C'était une première étape physique et on est bien fatigué » ajoute Vincent Biarnès. « Cela nous fait plaisir après notre contre-performance sur un parcours banane à Brest. On voulait se racheter ! » Et c'est mission réussie pour les deux hommes qui se connaissent depuis leurs débuts en Optimist.

Deuxièmes à Piriac-sur-mer, Fabien Delahaye et Paul Meilhat sont les révélations de ce tour de Bretagne puisqu'ils augmentent encore leur position de leaders au classement des tandems qui découvrent l'épreuve. « Ça valait le coup d'en baver ! C'était une étape de costauds. Ça attaquait tout le temps. » Fabien Delahaye ajoute : « On n'a pas pris le temps de dormir et de manger. On s'est relayé à la barre et à la manœuvre. On a trouvé nos marques pour ne jamais s'épuiser. » Les deux jeunes hommes ont trouvé le bon compromis pour briller sur une étape rendue très physique en raison du fort vent de nord-est qui a balayé la Bretagne Sud pendant les dernières 24 heures. Au final, ils terminent devant des ténors dont les deux leaders du classement général qui se sont livrés une rude bataille.

Septièmes en Loire-Atlantique, les hommes de Bbox Bouygues Telecom étaient quelque peu dépités de terminer trois places derrière ceux de Luisina. Eric Drouglazet et Laurent Pellecuer n'ont pas lâché Fred Duthil et François Lebourdais d'une semelle. « On n'a pas pu faire ce qu'on voulait. Le potentiel de haut débit a été bloqué par des ondes concurrentes » analysait, avec un brin d'humour, François Lebourdais lors du petit-déjeuner offert par les bénévoles du club nautique de Piriac-sur-mer. Les bleus sont désormais relégués à 15 points des rose et noir avant la dernière course qui rejoint la Trinité-Sur-Mer samedi matin.

« Comme nous n'avions plus d'autre adversaire autour de nous, nous sommes restés sagement entre Bbox et la suite du parcours » confirme Laurent Pellecuer. « Le bonheur a fait que, juste avant Piriac, la navigation nous a permis de le contrôler et en plus de gagner deux places. Deux bateaux se sont intercalés entre nous et notre dauphin au classement provisoire. C'est une excellente opération. La course complètement ratée n'est pas encore d'actualité et j'ai l'impression qu'elle n'arrivera jamais. » L'affaire semble en effet bien emmenée par le Montpelliérain et Eric Drouglazet.

Le départ de l'ultime régate sera donné à 10 heures samedi matin pour un dernier run rapide de 37 milles vers la baie de Quiberon. Si le fort vent de nord-est se maintient, les premiers sont attendus vers 14 heures à la Trinité-sur-mer.

Cette dernière course, la 7è du 7è Tour de Bretagne, sera aussi l'occasion de départager les prétendants au podium. Derrière Bbox Bouygues Telecom, ce sont Thomas Rouxel et Sébastien Josse (Défi Mousquetaires) qui sont les mieux placés (à 9 points de la deuxième place), juste devant Nicolas Lunven et Jean Le Cam (CGPI) puis Ronan Treussart et Thibault Vauchel (Renault Arcadie). « On voit que c'est hyper serré » confirme Sébastien Josse. « C'est demain sur la dernière manche que le podium va se jouer. » « Il y a encore des choses à faire » ajoute Nicolas Lunven. Et pour cela, il reste moins de 40 milles.

Ils ont dit à leur arrivée à Piriac sur mer ...

Gildas Mahé - 1er à Piriac sur Banque Populaire : « Avant hier, on n'a pas été bon alors qu'on connaît bien le plan d'eau de Brest. Mais nul n'est prophète en son pays. Au départ de l'étape, on est passé à la bouée de dégagement de façon moyenne mais on est allé vite sous spinnaker et on est retrouvé 3e au Raz de Sein, puis 2e à Cap Caval grâce à une bonne vitesse au reaching. On a fait une « route sous le vent, route d'argent ». On n'a jamais lofé. J'ai laissé Vincent barrer dans la brise au près sur le final car moi, je ne suis pas à l'aise. C'est une histoire de conduite. Moi, j'ai barré au portant ou au reaching. On se connaît avec Vincent depuis qu'on navigue en Optimist et même quand on était à la fac ensemble. La course n'est pas finie, ça peut aller vite au classement. Pour nous, ce sont toujours des points de pris sur les autres mais on n'oublie pas notre manche de 22 avant hier. C'est ma première victoire de la saison. J'étais souvent sur le podium. Un peu de réussite, cela ne fait pas de mal ! »

Vincent Biarnès - 1er à Piriac sur Banque Populaire : « nous sommes passés en tête relativement tard. Cela s'est joué sur le grand bord de travers entre cap Caval et SNA, la bouée d'atterrissage de la Loire). Il restait alors un groupe de 10 assez compact devant. Lors de la remontée au près, on est passé en tête en doublant Lunven et Le Cam. Puis, on a raté la dernière marque de parcours. On était parti pour contourner l'île de Dumet alors qu'il fallait juste contourner la cardinale. Ensuite, on a pu garder notre place de premier. On fini dans 25 noeuds de vent au près. C'était une première étape physique et on est bien fatigué. Nous, cela nous fait plaisir après notre contre performance sur un parcours banane. On voulait se racheter ! » 

Fabien Delahaye - Port de Caen Ouistreham : « Ca valait le coup d'en baver ! C'était une étape de costauds. Ça attaquait tout le temps. On apprend encore beaucoup mais, du coup, cela a permis de trouver des réglages, d'approfondir la connaissance du bateau. Avec Paulo (Paul Meilhat), on en voulait et il ne fallait pas lâcher. Surtout sur une étape de sprint comme cela. On n'a pas pris le temps de dormir et de manger. On s'est relayé à la barre et à la manœuvre. Du coup, on pouvait se reposer un peu quand l'autre était actif à la barre. On a trouvé nos marques pour ne jamais s'épuiser. Ça ne fait pas longtemps qu'on navigue ensemble mais ça se passe super bien. »

« Au départ de Brest, on ne part pas bien, mais après on fait une succession d'empannages et on remonte depuis ce moment-là dans le bon paquet. Sur le grand bord jusqu'à SN1, c'était de la vitesse pure. On avait vraiment trouvé la vitesse du bateau ce qui nous permet d'y passer 4e. Après ça a été la lutte acharnée pour ne pas lâcher une longueur tout en continuant à réfléchir stratégiquement. Il y avait des options à prendre sur les deux bords de près. Cela nous permet de nous replacer dans la tête de la flotte. »

« On était neuvième hier. C'était serré. Il en reste une. Il va falloir faire pareil. On fait 4, 9, 3, 2 sur les ralliements. Alors je suis satisfait de ce tour de Bretagne parce qu'on a appris beaucoup de choses. Le fait de naviguer à deux apporte un point de vue extérieur et permet de voir comment l'autre fonctionne sur son bateau. Je vais en ressortir avec pas mal de pistes pour la suite. L'ambiance est bonne à bord alors ça favorise le fait que ça marche. On est d'accord sur nos décisions. L'un fait avancer le bateau et l'autre prend les décisions tactiques. Personne n'est en désaccord et il y a une grande confiance l'un envers l'autre. »

François Gabart, 3è de l'étape avec Jean-François Cuzon : "Nous étions mal placés au départ de Brest mais nous sommes bien remontés. Le bateau va très vite, ça c'est vraiment bien. Nous étions 5 bateaux à nous tirer la bourre en tête, c'était chouette ! Nous étions même en tête à la bouée SN1 (Saint-Nazaire) en milieu de nuit. Sur l'arrivée, le vent s'est un peu décalé. La mer était plate, il y avait de l'air, nous sommes allés vite, ça glissait bien ! C'était vraiment sympa et une belle étape !"

Sébastien Josse - 5e sur Défi Mousquetaire : « C'était une manche très intéressante. Assez ventée. Ce qui était sympa, c'était le vent au départ qui nous imposé quelques pirouettes jusqu'à la plate. Après, ce sont les spécialistes qui se sont détachés du paquet soit 10 - 12 bateaux. C'était une course de vitesse avant un côté tactique entre SN1 et l'arrivée. Il fallait aller au bon endroit sur les petits bords de louvoyage. C'est là que tout s'est joué. On voit que c'est hyper serré. C'est demain sur la dernière manche que le podium va se jouer. On aurait pu faire une meilleure manche, mais ce n'est pas pire, on marque des points dans le bon sens ! »

Thomas Rouxel, 5è sur Défi Mousquetaires avec Sébastien Josse : "Ca s'est bien passé, une étape super intéressante. On a eu du match et du contact au début. Ensuite, un long bord qui a été un peu moins tactique et sur la fin, on a retrouvé du contact avec des adversaires sur un pacours plus côtier. Ca s'est encore bagarré. Nous sommes assez contents de ce que l'on a fait. On a pris quelques risques à la fin qui n'ont pas payé mais bon on savait que c'était des risques ! Nous sommes un peu fatigués, je n'ai pas dormi, Seb a dormi un tout petit peu."

Eric Péron - 9e sur Skipper Macif : « Je ne sais plus si c'est la fatigue... On est un peu perdu, mais le coup de barre n'est pas encore arrivé ! On est encore sous l'adrénaline du match ! Nous, on est sorti en tête du goulet. C'était bien, mais on casse le hâle-bas tout de suite et, du coup, on avait la tête dans la réparation sur le hâle-bas et on était moins rapide. On fait un mauvais choix dans la décision du spi et dans la trajectoire à mener pour aller à la pointe du Raz et ça nous coûte cher. On perd 10 places sous petit spi alors qu'on était haut sur la route. Au près pour revenir, c'était dur. On avait un petit déficit de vitesse au reaching et pour la suite du parcours c'était du près ou du reaching. On revenait au près et on perdait au reaching. On revient 9e, ce n'est pas trop mal mais pour le classement général, les deux premiers nous mettent quelques points... »

Ronan Treussart - Renault Arcadie : « J'avais super mal au bras. On a perdu pas mal de places au départ dans le goulet de Brest. Puis on a cassé un plomb à bord alors on va sans doute prendre une pénalité. »

Isabelle Joschke - Synergie : « On est assez mal parti et ensuite, on s'est replacé dans le paquet pour naviguer au contact. Mais c'était chaud dans le goulet de Brest. Ensuite, j'ai passé une nuit difficile. Je ressentais la fatigue des jours précédents et surtout de la Solitaire. Je me suis battu pour barrer et faire avancer le bateau mais, à des moments, je m'endormais. C'était hyper dur ! »

Elise Garçin - 22e sur Groupe SNEF : « On part bien et on finit mal. Sous spi, on allait bien et on a fait quelques manoeuvres bien réussies. On passe avec Espoir Région Bretagne à la première bouée. On passe en milieu de flotte puis, ensuite, on a voulu rester assez bas, en dessous la route. Après a plate SN1, Jean-Paul a voulu plonger, mais on n'était pas trop d'accord. En plongeant, on se fait rattraper par le second groupe. Ceux qui étaient au vent au niveau de Belle-île sont passés devant. Pendant la nuit, on a bien tenu le coup. On n'a pas trop dormi.Sur la remontée au près, entre Noirmoutier et une petite île, on a tiré nos bords en fonction du courrant. Le jeu était fait un peu avant, surtout au niveau de Belle-Île. Moi, je suis partisane de faire de la VMG quand on navigue en flotte. »

« Le bilan de la course n'est pas trop mauvais dans ce que j'ai voulu mettre en place au niveau tactique. Lors de la première étape, on fait un beau coup au large et je suis contente. Après il y a un manque de cohésion entre nous qui fait que l'on perd beaucoup. Je pense que l'on peut faire bien et aller vite. Il y a du potentiel quand je barre le bateau. Je suis contente d'avoir la niaque et de m'exprimer. C'est pas évident pour les filles. Jean-Paul m'a aidé beaucoup et m'a laissé faire. Pour nous qui sommes Marseillais, ce n'est pas évident de prendre les vents et les courants ici. »

« Avec Jean-Paul, on a fait deux fois Cap Istanbul mais il y a un différentiel de génération entre nous. Lui a des méthodes sécuritaires. C'est important de naviguer comme il le fait sur les transats. Mais quand on est sur les bananes ou des parcours de 30 milles, on ne peut pas louper son départ. Moi je viens de la régate un peu pointue en Farr 30 ou sur le championnat d'Europe de Melges 24. Il faut être très régatier et avoir envie de se battre. Mais j'aimeb beaucoup le circuit Figaro. Cette série laisse l'opportunité de voir des gens intéressants et de faire de belles régates. »

Adrien Hardy - 14e sur Agir Recouvrement : « Mitigé... J'espère dans les 15... 14 ? c'est pas si mal que cela. C'était sport.On a fait un chouette départ dans le goulet avec des 'rises' jusqu'à 30 noeuds. Tout le monde était un peu limite chacun son tour. Après on a eu le droit à long bord de reaching. C'était u peu long et que de la vitesse. On a eu un peu de mal à la fin.Une fois encore ça montre qu'il y a un cran entre les 5 premiers et les autres. Faut continuer à bosser cet hiver pour trouver les bons tuyaux et aller vite.C'était la dernière nuit en mer de la saison. On commence à penser au bilan de la saison. »

Nicolas Lunven - 6e sur CGPI : « On fait 6. On a un peu m... sur la fin mais bon, on est jeune, on a plein de chose à apprendre. C'était venté, froid, humide mais c'était sympa. Il s'est passé pas mal de choses et c'était intéressant. Maintenant : journée de repos. Je pense qu'on est ex-aequo avec Renault et 2 points derrière Défi Mousquetaire. Il y a encore des choses à faire. »

Laurent Pellecuer - 4e sur Luisina : « On est arrivé 4e. On a passé toute la journée à lui taper du dessus ! On a commencé la course à marquer tout le monde puisqu'on était devant. Après on a commencé à se faire doubler. On se disait : « lui ce n'est pas grave, lui aussi... on est toujours dans le paquet de tête. Mais quand même, ce serait bien de rester devant Bbox et lui coller un point à l'arrivée. » Bbox a klaxonné et nous a doublé juste avant SN1 mais nous avions anticipé le vent fort et changé de voile avant cette marque ce qui fait que nous étions plus à l'aise pour tout le reste de la navigation. Il y avait 26 - 28 nœuds de vent. Comme nous n'avions plus d'autre adversaire autour de nous, nous sommes restés sagement entre Bbox et la suite du parcours. Le bonheur a fait que juste avant Piriac, la navigation nous permettait de le contrôler et en plus de gagner deux places. Deux bateaux se sont intercalés entre nous et notre dauphin au classement provisoire. C'est une excellente opération. La course complètement ratée n'est pas encore d'actualité. J'ai l'impression qu'elle n'arrivera jamais. »

François Lebourdais - Bbox Bouygues Telecom : « On s'est fait un copain. J'ai trouvé celui qui a le moins de fair-play... On a lofé, il a lofé. Il nous a marqué sur toute la régate. On a subi un marquage agressif depuis le départ. On n'a pas pu faire ce qu'on voulait. Le potentiel de haut-débit a été bloqué par des ondes concurrentes. »

Clément Machetel et Vincent Fresnais sur Yaka : "Nous avons abandonné ! La vanne de transfert de ballast a lâché. Toute l'eau qui était au vent partait sous le vent, ce n'était pas terrible. Nous n'avions pas la solution. Ensuite le génois a déralingué. Puis la poulie de rentreur de génois nous a lâchés, tout cela de nuit pour clôturer. Cela nous a ramenés bons derniers très très loin derrière. Nous voulions continuer mais nous avons pensé que nous allions trouver les portes fermées. Tout s'était bien passé jusque là, on est très bien au début mais dès que c'es de la vitesse pure, on a beauoup de mal à tenir, tout le monde nous passe dans tous les sens ... Et c'est ça depuis le début du Tour !!! Dès qu'il y a des petits coups à jouer, on s'en sort par-contre. Nous n'avons pas des voiles top, nous n'avons pas d'expérience sur ce bateau. Mais plein de skippers nous donnent des conseils, nous sommes super bien accueillis. Continuer en Figaro ? Pas spécialement, nous ne cherchons pas à devenir professionnels."

Jean-Baptiste Epron, 20è sur Generali avec Philippe Laot : "C'était génial. On a bien rigolé. Il nous manque encore un paquet de doigts ...!!!! La dernière fois que j'ai navigué en Figaro c'était en Figaro 1. Maintenant on sent qu'il y a beaucoup plus de niveau maintenant. Les gens naviguent beaucoup plus. Avant, on pouvait arriver la veille et si tu avais un peu l'habitude de naviguer tu t'en sortais. Alors que maintenant, tu ne t'en sors pas. C'est notre 5ème manche, notre 5ème course en Figaro. Nous apprenons à faire marcher le bateau. Comme cela fait longtemps que l'on n'a pas navigué en flotte sur des petits bateaux, ce n'est pas facile mais c'est vraiment marrant."

Thierry Chabagny, 10è sur Suzuki Automobiles avec A. Littoz : "On a pris un super départ et nous sommes sortis les premiers du goulet. Après, nous avons fait une erreur de choix de spi, nous avons sorti le plus petit plutôt que le grand et nous nous sommes retrouvés dans les 10 - 12 au raz de Sein, une erreur qui coûte assez cher. Ensuite, on s'est maintenu dans ce paquet et nous sommes revenus au passage de Belle Ile. Nous avions un décalage au vent. Lorsqu'il s'est renforcé, ça nous a permis de revenir u peu dans le bon paquet. Sur la fin,nous avons eu des petits trous de vitesse et peut-être manqué de lucidité. Mais nous étions aussi frigorifiés ... Une de mes bottes s'est remplie d'eau 2 heures après le départ et je l'ai gardée jusqu'à l'arrivée !"

Vianney Jacquier - 15è sur Alhyange Acoustique avec Pierre Dombre : "Nous sommes contents parce qu'on a pris un départ moyen mais on passe 10 à la bouée de dégagement. Après sous spi les empannages se sont bien passés sauf le dernier où nous nous sommes retrouvés au contact avec CGPI et il y avait un bateau à côté ... alors on est parti en vrac, obligés d'affaler ... C'était sympa, sauf que l'on a un peu déchiré le génois cette nuit, il est perforé par le chandelier mais ça tiendra jusqu'à la Trinité. Il y avait quand-même 28 noeuds ! On a remonté 3 places sur le dernier bord de près, on est content !"